Temps d'écran des enfants

Les repères diffusés en France tiennent en une formule facile à retenir, et les travaux récents insistent moins sur la durée que sur ce qui est fait de l'écran, avec qui, et à quel moment de la journée.

Les repères par âge

Pas d'écran avant trois ans, y compris en fond sonore ou visuel. Un usage limité, accompagné et sur contenus adaptés entre trois et six ans. Pas de console ni de tablette personnelle avant six ans, pas d'internet non accompagné avant neuf ans, pas de réseaux sociaux avant douze ans et un accompagnement au-delà : telle est la trame diffusée par les campagnes de santé publique.

Ce qui compte autant que la durée

Le contenu, actif ou passif, la présence d'un adulte, et surtout le moment : un écran pendant les repas, au lever ou dans l'heure précédant le coucher pèse davantage qu'une durée équivalente en milieu d'après-midi. Les écrans qui prennent la place du sommeil, du jeu libre ou des échanges familiaux sont ceux dont les effets sont les mieux documentés.

Poser un cadre

Les règles tenues sont celles qui s'appliquent à toute la famille, qui sont annoncées d'avance et qui prévoient la fin d'une session plutôt qu'une interruption brutale. Un adulte qui consulte son téléphone à table obtient rarement autre chose qu'une négociation permanente.